Voyage à Boulal 2020 : Carnet de bord – Jour 6

Retrouvez le récit des membres du projet Sénégal qui se sont rendu sur place au début de l’année pour concrétiser le projet :

« Cela devait finir par arriver ; c’est le jour du grand départ ! Pour fêter ça, nous assistons à la première ponctualité de la semaine : notre chauffeur commandé pour 8h arrive à 8h01, incroyable ! Nous passons une petite demi-heure entre chargement de la voiture et chaleureux adieux, notamment à Cheikh. Puis viens l’heure de prendre la route, et, après une petite demi-heure de pause pour offrir notre ballon et la deuxième maquette de pompe à l’école, nous partons pour Dahra. Là-bas, nous faisons une pause pour visiter une quincaillerie afin d’estimer ce que l’on pourrait trouver sur place. À la première boutique, nous trouvons quasiment tout l’outillage dont nous pourrions avoir besoin ainsi que pas mal de tuyauterie, ce qui nous rassure. Les prix semblent similaires aux prix français mais selon Awa c’est beaucoup moins cher à Dakar ; bon à savoir.

Nous reprenons donc la route direction Thiès pour y rencontrer les étudiants de l’école polytechnique. À peine cinquante kilomètres parcourus, un bruit soudain interrompt notre course. La voiture se remplit instantanément de poussière mais cela n’a pas l’air d’inquiéter notre chauffeur plus que cela car il met presque un kilomètre à s’arrêter. Nous diagnostiquons assez rapidement le problème : le pneu arrière droit a littéralement explosé, emportant avec lui une bonne partie de la carrosserie. L’un d’entre nous accompagne Awa faire chemin retour pour voir si nous n’avons rien perdu, pendant que le chauffeur pose un triangle rouge une petite dizaine de mètres avant la voiture ; sécurité avant tout ! Alors que nous commençons à nous demander combien de temps nous allons rester là, un miracle survient : Mas, notre chauffeur, nous sort une roue de secours et un cric de sous les fagots, improbable ! Il change donc tout ça, nous lui donnons un peu de scotch pour rafistoler son pare-choc arrière, et roulez jeunesse ! Nous faisons quand même un petit arrêt à Touba histoire de changer la roue de secours qui a l’air d’avoir déjà fait quelques – dizaine de milliers de – kilomètres.

Nous arrivons à Thiès autour de 14h30 avec trois objectifs : trouver une banque pour rembourser Awa, manger un bout et rencontrer les étudiants de l’EPT. Nous commençons par le premier, manque de chance les distributeurs de cette ville semblent majoritairement hors service ; tant pis, plus tard ! Nous nous installons pour manger dans un petit fast-food proche d’une station essence. Pour ma part, je prend une pizza margarita, les autres optent pour un double burger, choix qui ne s’avérera pas très stratégique, ils se retrouvent avec un énorme tas de calories dégoulinant de graisse sans le moindre légume, peu ragoûtant.

Ensuite, direction l’Ecole Polytechnique de Thiès où, après une petite attente sur le parvis, nous sommes accueillis à notre grande surprise dans le bureau du directeur de l’établissement. Celui-ci paraît très enthousiaste – plus que les deux étudiantes qui manquent un peu d’expressivité – à l’égard de notre projet. Il nous parle de démarches similaires initiées par leur institut, comme l’installation de kits solaires, d’une boulangerie fonctionnant aux déchets agricoles, de la production d’un combustible à l’aide d’huile d’arachide… Encore une visite très prometteuse. En outre, il évoque son envie de rapprocher nos deux écoles à travers un partenariat, vœu très cher à M.Ba. Nous promettons aux élèves de leur faire suivre un compte-rendu détaillé des nouveaux objectifs de notre projet et leur demandons de nous faire passer la documentation concernant les projets évoqués plus haut.

Nous reprenons la route après les avoir salués, faisons une escale – assez laborieuse – dans une banque du centre pour rembourser Awa et partons pour notre dernière destination du séjour : le petit paradis côtier de Toubab Dialaw, où nous avons prévu de profiter de deux jours de vacances balnéaires avant de retourner dans le grand froid hivernal de Chasseneuil. Les adieux à Awa et Mbossé sont un petit déchirement, particulièrement concernant Awa, qui aura joué le rôle d’interprète, de guide, de cuisinière et de protectrice tout au long de notre voyage ; cette petite dame au cœur énorme et à la joie si communicative, toubab parmi les toubabs, va beaucoup nous manquer.

Le reste de cette aventure se déroulera donc dans ce petit hameau de pêcheur, entre petits rafraîchissements dans nos transats et bodyboard dans les rouleaux, dont seul le bruit vient perturber le calme infini de ce lieu, luxe si rare dans notre monde moderne.»


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